Promu de Nationale 1 avec l’un des plus gros budgets du 3e échelon du basket français depuis des années, cette fois, la donne a changé pour le STB en Elite 2. En effet, la DNCCG a publié les rapports financiers du championnat nous permettant d’en savoir plus sur les moyens de chaque club.
Un budget de milieu de tableau !
Sans surprise et comme l’avait promis le Président Rudy Sévi, la montée du STB a été accompagnée d’une légère hausse du budget. Le club havrais a budgétisé 2 870 000 € pour la saison.
Avec ce budget, Saint-Thomas se classe dans le ventre mou à la 12e place du championnat. Certes, le club havrais est très loin des 7 131 000 € d’Orléans, très large leader des budgets d’Elite 2 qui pourrait avec les mêmes moyens être 8e de Betclic Elite… Mais les moyens du STB sont par ailleurs bien supérieurs à ses voisins ébroïciens notamment. En effet, l’ALM Evreux trône, comme toujours, à la dernière place des budgets du championnat avec 1 859 000 €. De ce fait, tous les ans, le club normand figure parmi les candidats déclarés à la descente. Mais depuis 2001, l’ALM continue de survivre à ce niveau.
Outre Evreux, d’autres équipes ont des moyens inférieurs au STB, notamment Aix-Maurienne (2 339 000 €), l’ASA (2 590 000 €). Saint-Thomas est aussi le promu avec le plus de moyens. En effet, Levallois et Fos-sur-Mer sont respectivement à la 17e et 18e place avec 2 487 000 € pour le club francilien et 2 347 000 € pour le club provençal.
Un indicateur plus intéressant : la masse salariale !
Mais au-delà du budget, un autre indicateur semble plus pertinent pour se rendre compte des moyens alloués à l’équipe première. Il s’agit de la masse salariale. En effet, on remarque dans la plupart des sports collectifs une corrélation très importante entre le classement des masses salariales et le classement sportif final.
Si c’est le cas quasiment à la place près en football hors surprise, c’est aussi vrai dans une moindre mesure au basket. Et à ce petit jeu, le STB dispose de moyens moins confortables. En effet, en conformité avec la politique d’homogénéisation salariale prônée par Jean-Manuel Sousa et Lauriane Dolt, les salaires et primes de Saint-Thomas sont restés très modestes.
Malgré une légère augmentation, la masse salariale havraise représente la 17e plus élevée du championnat. Au total, le STB dépensera 736 000€ en salaires, primes et avantages divers (voiture par exemple) cette saison. Cela représente 26 % du budget total. Et c’est d’autant plus bas que les équipes derrière Saint-Thomas en termes de masse salariale ont, pour certains, fait le choix de ne pas avoir 10 contrats professionnels, contrairement au club havrais. Ainsi, le salaire moyen des Thomistes se rapproche encore plus du bas de tableau.
Comme pour le budget, l’objectif avoué du Président a été d’augmenter légèrement cette saison la masse salariale avant de progressivement se développer après la stabilisation sportive en Elite 2. A terme, Rudy Sévi ne cache pas sa volonté d’être parmi les clubs les plus aisés du championnat pour avoir encore davantage d’ambition sportive. Reste à savoir si les moyens alloués cette saison suffiront pour que le STB se maintienne en Elite 2. Voire mieux…
Crédit photo : Simon Libessart / Doyens, Le Média





