Huit ans après, le STB retrouve l’Elite 2. Et le championnat, comme les équipes participantes, ont bien changé ! Tour d’horizon des concurrents du STB cette saison en collaboration avec Backcourt, chaîne YouTube qui suit le basket français.
Vous pouvez retrouver les liens de toutes les vidéos de Backcourt à propos de l’Elite 2 dans notre article.
Quel objectif pour le STB cette saison ?
Après la montée de l’an dernier, Saint-Thomas devra d’abord et avant tout obtenir le maintien en Elite 2. L’objectif sportif est clair : stabiliser le club dans le deuxième échelon du basket français. Interrogé par nos soins cette semaine, le Président Rudy Sévi annonçait la couleur. Atteindre la barre des treize victoires pour s’assurer un maintien tranquille dans le championnat.
Mais Rudy Sévi ne s’interdit pas de rêver à mieux. Avec l’existence de play-in (à partir de la 10e place), Saint-Thomas pourrait même créer la surprise et valider son ticket en play-off en cas de bonne saison. Reste à savoir si la mayonnaise prendra dans un effectif renouvelé à moitié.
Le thomiste à suivre : Jonah Pierce
Jonah Pierce est un pivot rookie en provenance d’une fac anonyme de NCAA. Très productif pour sa saison senior (16 pts, 9,7 rebonds), il est reparti sur des bases similaires en pré-saison (14,3 pts, 8,3 rebonds). Décrit par sa coach Lauriane Dolt comme un pivot ayant de bonnes mains et une qualité de passes intéressante, il pourrait être l’une des belles surprises de cette saison.
Les points forts :
- La continuité. Un socle de joueurs est resté, de quoi assurer une base stable à Lauriane Dolt, élue entraîneure de l’année deux années de suite en N1. Un gage de qualité pour le STB.
- Avec Jonah Pierce et Yannick Nkombou dans la raquette, Le Havre semble être armé pour rivaliser avec les meilleures équipes sur le secteur du rebond. Une priorité pour la coach, Lauriane Dolt.
Les points faibles :
- Comme tout promu, le STB va devoir s’adapter au niveau supérieur. Avec une base de joueurs restants et des recrues étrangères qui vont découvrir l’Élite 2, la question de l’adaptation peut faire toute la différence.
- L’expérience. Mis à part Cedric Bah, aucun joueur havrais n’a eu un vrai rôle et de l’impact en Élite 2.
Quels seront les concurrents au maintien ?
Fos-sur-Mer :
Le joueur à suivre : Michael Oguine
Dernière recrue du club fosséen, Michael Oguine est un joueur bien connu de ProB/Elite 2. Après des passages remarqués à Souffelweyersheim, Denain et Pau-Orthez, ce poste 2 Cotonou sort d’une saison contrastée en Pologne. En difficulté avec son tir extérieur, Oguine aura une mission claire avec les Byers : retrouver ses qualités de scoreur pour porter haut et fort l’attaque sudiste.
Les points forts :
- Fos a la particularité d’avoir été invité tardivement à rejoindre l’Élite 2 cette saison, après la disparition du club de Monaco. Les Sudistes n’auront donc rien à perdre. Avec un roster construit pour évoluer en N1, Fos aura tout à gagner. Jouer relâché peut parfois s’avérer redoutable.
- Malgré un effectif construit pour la N1, Fos dispose dans son effectif de quelques joueurs ayant déjà évolué en Elite 2, avec un rôle important : Raijon Kelly, Mathis Keita, Junior Etou et Michael Oguine.
Les points faibles :
- Sans surprise, le roster est construit pour jouer en Nationale 1. Malgré la présence de joueurs d’expérience, cela pourrait s’avérer un peu juste pour se maintenir en Elite 2. Comme Saint-Quentin en Betclic Elite, Fos-sur-Mer subit ainsi la lenteur du dossier monégasque.
- Dans cet effectif, un point faible semble se dégager. La raquette sudiste semble en effet très légère. Dans un championnat plus physique que la Nationale 1, elle pourrait s’avérer sous-dimensionnée.
Evreux :
Le joueur à suivre : Jacobi Wood
Un bon présage pour Evreux ? Après Jeremiah Wood, joueur icônique passé par l’ALM, c’est Jacobi Wood, un joueur très prometteur qui a rejoint l’Eure cet été. Prometteur puisqu’au sortir d’un bon cursus NCAA, Jacobi Wood a découvert l’Europe à Tübingen (D2 allemande) avant de voir sa saison stoppée prématurément au bout de 12 matchs. De quoi avoir le temps de montrer un bout de son talent : 16,4 pts, 4,3 rebonds, 5,3 passes pour 19,2 d’évaluation. Ses 4 matchs de pré-saison confirment que Jacobi Wood sera le fer de lance de l’attaque ébroïcienne (15,3 pts et 5,7 passes).
Les points forts :
- Par rapport à la saison 25/26, l’ALM va présenter une traction arrière plus équilibrée et avec un potentiel offensif supérieur. Les leaders d’Evreux ? Jacobi Wood et Jagan Mosely, auxquels les jeunes Fabien Damase et Ilian Moungalla feront office de facteurs X.
- Pour une équipe disposant de moyens financiers limités, l’intersaison d’Evreux est intéressante puisque l’ALM a réussi à attirer des joueurs connus d’Élite 2 (Damase, Djedje, Edzata, Lufile), là où certaines équipes vont parfois piocher à l’étage inférieur, en NM1.
Les points faibles :
- La raquette. C’est un secteur qui semble assez léger, avec un Nick McMullen dont le profil ressemble davantage à un ailier-fort qu’à un véritable pivot. Un pivot qui paraît emprunté sur les matchs de préparation. Concernant les postes 5, Elijah Lufile et Landry Djedje, on pourrait également questionner la complémentarité des deux profils.
- Avec 8 nouveaux joueurs et un nouveau coach, l’ALM va devoir (re)construire un collectif, avec une équipe jeune où certains joueurs vont devoir s’adapter à la division.
Aix-Maurienne :
Le joueur à suivre : Ahren Freeman
Remplaçant poste pour poste de Sean Smith, élément clé de Aix-Maurienne la saison dernière, Ahren Freeman est un poste 4 puissant. Ses qualités techniques et sa vision du jeu font de lui un poste 4 moderne, avec un apport intéressant dans l’animation du jeu offensif de son équipe, particulièrement intéressant pour un joueur intérieur.
Les points forts :
- Un effectif grand, jeune et athlétique. Avec des joueurs très longilignes et de grande taille sur les postes extérieurs, Aix-Maurienne devrait mettre beaucoup de pression défensive sur les meneurs-arrières adverses, avec pour objectif de se projeter très vite en contre-attaque ou en transition.
- Cette équipe dispose de nombreux jeunes joueurs à potentiel dont le développement devrait être intéressant à suivre : Ebunangombe, Hoeltzel, Courset, Bordes, Angloma.
Le point faible :
Aix-Maurienne a une ligne arrière inexpérimentée. Le revers de la médaille de la jeunesse, c’est que celle-ci pourrait être irrégulière. Avec des joueurs qui connaîtront leur première véritable saison professionnelle (Ebunangombe et Courset) et d’autres jeunes qui veulent prendre leur envol (Hoeltzel, Angloma), la ligne arrière manquera de fiabilité en début de saison.
L’ASA :
Le joueur à suivre : Allan Jeanne-Rose
Nouveau capitaine de l’ASA, Allan Jeanne-Rose a profité des nombreuses blessures l’an passé pour se révéler. Ailier longiligne et athlétique, le Martiniquais est un joueur complet qui noircit les colonnes statistiques (points, rebonds, passes, interceptions…). Après la saison de la révélation, la saison de l’explosion ?
Les points forts :
- La patte du coach Nemanja Bogavac ? Une intensité défensive impressionnante, marque de fabrique de l’ASA. Préparez-vous à retrouver l’ASA parmi les défenses les plus rugueuses et efficaces de la division.
- L’ASA pourra compter sur l’expérience de son effectif. Au milieu d’équipes qui laissent de plus en plus de place à de jeunes joueurs à potentiel, l’ASA a plutôt fait le choix de miser sur des joueurs expérimentés qui n’auront pas besoin de temps d’adaptation.
Les points faibles :
- 9. C’est le nombre de joueurs professionnels dont disposera le coach de l’ASA. Avec une rotation restreinte, attention aux problèmes de fautes et aux blessures… D’autant plus avec deux joueurs qui reviennent d’une saison (presque) blanche…
- L’ASA a été le club le plus touché par les blessures l’an passé. Bis repetita cette année ? Le club alsacien va devoir se passer de Vasilije Bacovic et Idrissa Ba, ses deux pivots, pour de nombreuses semaines. Pas idéal à quelques jours du début du championnat.
Levallois :
Le joueur à suivre : Giovan Oniangue
Une recrue 5 étoiles pour les Metropolitans. Formé à Levallois, Giovan Oniangue fait son retour à la maison et redécouvrira la 2e division. En Betclic Elite depuis 7 ans, il a connu la Coupe d’Europe, les play-off, et plus récemment la lutte pour le maintien avec Saint-Quentin. Son expérience sera très précieuse dans une équipe de Levallois qui a conservé la quasi-totalité de son équipe de N1. Et sur le terrain, Giovan apportera ses qualités de shoot qui ont déjà fait des ravages en pré-saison (18,3 pts de moyenne à 38 % à 3 pts).
Les points forts :
- La continuité et la profondeur. Avec un effectif largement reconduit, Levallois compte dans son effectif 13 joueurs professionnels. Parmi ses 13 joueurs, 8 joueurs sont restés, un point positif pour des automatismes qui vont vite revenir.
- Des recrues de grande qualité, habituées à évoluer à un niveau supérieur : Giovan Oniangue, Tom Digbeu et Clifton Moore.
Les points faibles :
- Un roster trop profond pour l’Élite 2 ? 13 joueurs professionnels en Elite 2, c’est du jamais vu. Avec un secteur extérieur extrêmement fourni, la gestion des temps de jeu et des égos pourrait devenir un problème. Les joueurs talentueux (Giffa, Digbeu, Milling, Oniangue) de cet effectif évoluent tous sur les lignes arrières. Malheureusement, il n’y aura qu’un seul ballon sur le terrain.
Qui sera dans la course aux play-in/play-off ?
Poitiers :
Le joueur à suivre : Keaston Willis
Et si c’était lui, la future vedette du PB86 ? Après une saison rookie réussie en Suède (18,7 pts, 3,7 rebonds à 46.5 % à 3 pts), Keaston Willis débarque à Poitiers avec un rôle clair : être la menace offensive numéro 1 de Poitiers. Fort shooteur, scoreur polyvalent, il a déjà pris ses marques lors des matchs de préparation (20 pts de moyenne, 46 % à 3 pts) et en Coupe de France (25 pts, 5 reb, 2 pds). Suffisant pour permettre à Poitiers de se mêler à la course au play-in ?
Les points forts :
- Keaston Willis, un meneur-arrière très talentueux. Ce joueur extrêmement prometteur est déjà appelé à évoluer à un niveau supérieur l’année prochaine… Confirmera-t-il son potentiel ?
- De la continuité, avec une base de joueurs qui connaît l’environnement et la philosophie du coach.
Les points faibles :
- Plusieurs départs importants à l’intersaison, difficilement compensés.
- Trois jeunes à fort potentiel, qui pourraient être irréguliers pour leur saison rookie (Guedegbe, Mahop, Vado).
Quimper :
Le joueur à suivre : Jay Heath
Scoreur confirmé avec de belles saisons en Hongrie (19 pts) et au Portugal (16,5 pts), Jay Heath est un joueur capable de faire des cartons. Très polyvalent offensivement et athlétique, ce shooteur fiable devrait porter l’attaque quimpéroise.
Les points forts :
- De la diversité offensive sur la ligne arrière, avec de belles qualités de création, de shoot, de drives…
- Un secteur intérieur mobile qui posera des problèmes défensivement avec sa capacité à switcher et défendre plusieurs types de gabarits.
Les points faibles :
- Une carence au rebond ? Les pivots auront un différentiel de taille en leur défaveur, et ne sont pas des spécialistes du rebond.
- La reconstruction est totale : 9 nouveaux joueurs et un nouveau coaching staff. Construire une alchimie et des repères va prendre du temps.
- Le duo père-fils Da Silva est mis à mal par le malaise d’Anthony Da Silva en Coupe de France. Même si ce malaise semble finalement moins grave que prévu, le coach devra de son côté faire ses preuves après plusieurs expériences ratées à Nanterre puis Saint-Quentin.
La Rochelle :
Le joueur à suivre : Seydou Ndiaye
Pas le joueur le plus flashy, mais certainement le plus intense sur le terrain. Arrière-ailier de grande taille, très athlétique, Seydou Ndiaye brille par son activité défensive. Appelé à évoluer en Betclic Elite dans un futur proche, son arrivée à La Rochelle est censée lui permettre de gagner en responsabilités offensives. Disposant d’une grande marge de progression, il pourrait être l’une des meilleures progressions de l’année.
Les points forts :
- Une équipe construite pour se projeter très vite vers l’avant. Courir, tel devrait être le mot d’ordre de coach Castano.
- Une équipe grande et athlétique, avec des profils très polyvalents offensivement et défensivement.
Les points faibles :
- Une pré-saison perturbée par les blessures (Bascoe, Yetna) qui ont retardé le travail collectif, notamment défensif.
- Jase Townsend, appelé à être le joueur capable de faire des différences, semble être en difficulté. Si flop il y a, les plans de La Rochelle devraient s’adapter rapidement…
Vichy :
Le joueur à suivre : Ilan Pietrus
Le fils de Florent Pietrus, ex-international français, sera l’un des Français à suivre cette saison. Convaincant l’an dernier à Vichy, il montre en pré-saison qu’il souhaite s’affirmer comme le patron de cette jeune équipe vichyssoise. Capable de jouer sur le poste 1 ou sur le poste 2, Ilan Pietrus peut faire la différence et a été clutch à de nombreuses reprises l’année dernière.
Les points forts :
- Beaucoup de potentiel offensif et de complémentarité sur la ligne arrière, avec des joueurs capables de scorer, de créer pour leurs coéquipiers et de gérer le tempo du match.
- Des intérieurs dissuasifs : Withers et Cisse, qui verrouilleront le rebond et gêneront considérablement les attaques adverses.
Les points faibles :
- L’effectif manque de shooteurs fiables, notamment à 3 pts.
- L’équipe est encore jeune et va devoir vite progresser collectivement.
Rouen
Le joueur à suivre : Jalen Moore
C’est un meneur de petite taille très talentueux, tel que l’aime son coach Jean-Denys Choulet. Dominant partout où il est passé, Moore sort d’une saison d’exception en Hongrie (20,5 pts, 3,9 reb, 6,5 pds) où il a pu brièvement côtoyer son futur coéquipier, le talentueux poste 4 Marchelus Avery. Sa pré-saison confirme qu’il y a là un sacré client (20,6 pts).
Les points forts :
- Un axe 1-4 très talentueux et qui possède quelques automatismes (Jalen Moore et Marchelus Avery)
- Pour le RMB, Jean-Denys Choulet est un coach très expérimenté, qui sait ce qu’il veut et comment exploiter et développer les joueurs talentueux.
Les points faibles :
- Les meneurs de petits en taille pourraient souffrir défensivement.
- Un poste 3 léger sur le papier, avec des joueurs qui doivent prouver qu’ils peuvent être performants avec régularité.
Denain :
Le joueur à suivre : Duke Deen
Duke Deen sera le plus petit meneur du championnat (1,72 m). Plus petit par la taille, mais pas par le talent. Champion en titre danois, le meneur américain a disputé la FIBA Europe Cup la saison dernière et a été très performant. Preuve en est que l’Élite 2 peut attirer des joueurs ayant brillé dans les compétitions européennes. Fort passeur et excellent shooteur, Duke Deen est l’un de ces joueurs spectaculaires qu’il nous tarde de découvrir !
Les points forts :
- Une équipe articulée autour de meneurs-arrières bons passeurs (Deen et Meyniel) et très percutants (Meyniel et Sconard).
- Le club nordiste possède un 5 majeur de très grande qualité.
Les points faibles :
- Un banc inexpérimenté, avec des joueurs qui doivent encore prouver leur valeur à ce niveau.
- Avoir deux postes 5 français. Des difficultés possibles en cas de blessure d’Olivier Cortale, appelé à jouer un rôle majeur. Nuance toutefois : Denain a la possibilité de recruter un joueur étranger JNFL.
Champagne Basket :
Le joueur à suivre : Valentin Vitale-Boiteux
Pour sa découverte de l’Élite 2 la saison dernière, Valentin Vitale-Boiteux a impressionné dans une équipe qui jouait le maintien (Aix-Maurienne). Dorénavant, c’est dans une équipe qui ambitionnera disputer les play-off que le jeune meneur français a posé ses valises. Sur une trajectoire ascendante, sa présaison montre clairement qu’il progresse à vitesse grand V et qu’il sera l’un des joueurs à suivre de Champagne Basket. Jusqu’où s’arrêtera-t-il ?
Les points forts :
- Une équipe qui a fait très peu de paris, puisque 90 % de l’effectif connaît la division. Ce qui devrait accélérer la mise en place du collectif.
- Une équipe homogène, où les rotations semblent à peu près du même niveau que le 5 majeur. Le coach pourra donc s’appuyer sur un groupe de 10 joueurs interchangeables.
Les points faibles :
- Un groupe homogène, mais avec un plafond (niveau maximum) relativement bas. Une équipe qui sera difficile à jouer, mais avec une marge de progression qui semble limitée.
- Jarrett Adderton : flop en perspective ? Dominant en D2 grecque, ce feu follet devra s’adapter à un style de jeu bien plus physique. Auteur d’une pré-saison moyenne, il semble bien loin de ses standards passés. Un potentiel offensif par conséquent moins élevé pour Champagne Basket ?
Caen :
Le joueur à suivre : Lee Moore
Candidat au titre de MVP il y a deux saisons avec Orléans (16,2 pts, 4,5 reb, 5,2 pds), Lee Moore est la tête d’affiche du mercato caennais. Joueur au talent supérieur, capable de tout faire sur un terrain, il est, sur le papier, l’un des joueurs les plus talentueux de la division !
Les points forts :
- Une force de frappe offensive impressionnante, sous l’impulsion de Lee Moore et Tyler Thomas, deux forts joueurs offensifs.
- Le CBC possède une raquette athlétique, polyvalente, avec un spécialiste du rebond (Maxime Yomi)
Les points faibles :
- Une pré-saison inquiétante, avec un Lee Moore qui a disputé peu de matches. Les résultats ne sont pas à la hauteur des espérances avec 5 défaites en autant de rencontres. Pas étonnant étant donné les productions offensives poussives.
- Des arrières très (trop) portés sur l’offensive ? Tyler Thomas est un joueur aussi talentueux offensivement qu’à la peine défensivement.
Blois :
Le joueur à suivre : David Coit
Meneur rookie en provenance de NCAA, David Coit a mis tout le monde d’accord dès les premiers matches de présaison. Ce meneur scoreur tourne à près de 22 pts par match sur 6 matchs de préparation et a été élu MVP lors de la victoire de l’ADA en Coupe de France (20 pts, 4 rebonds, 2 passes). Blois pourrait avoir mis la main sur un futur MVP…
Les points forts :
- Une équipe composée de véritables athlètes, qui sera impactante des deux côtés du terrain.
- Une équipe habituée à performer dans la division, avec peu de paris, et des joueurs qui ont de belles marges de progression individuelles.
Les points faibles :
- Avec le départ du sniper Timothé Vergiat, l’ADA Blois pourrait manquer de shooters dans son effectif.
- Le scoring de David Coit pourrait être quasiment la seule arme offensive d’une équipe un peu dépendante de sa présence…
Nantes :
Le joueur à suivre : Dylan Van Eyck
Si on devait voter pour le joueur le plus sous-côté, on pourrait citer sans aucun doute Dylan Van Eyck. Homme à tout faire et doté d’un excellent QI basket et d’une belle qualité de passe pour un poste 4, Dylan Van Eyck est un joueur que chaque équipe aimerait avoir. Discret mais omniprésent, capable de faire la bonne action lorsque son équipe en a besoin, Dylan peut tout aussi bien peser au scoring, au rebond mais aussi créer pour lui-même ou ses coéquipiers. La définition d’un joueur extrêmement précieux.
Les points forts :
- Une équipe capable de mettre beaucoup de pression défensivement, et qui va perforer les défenses de l’autre côté du terrain, grâce à ses dragsters Javon Masters et Marcus Gomis.
- Une raquette qui se connaît parfaitement, puisque trois intérieurs étaient déjà nantais la saison dernière (Van Eyck, Gassaud et Manerlax).
Les points faibles :
- Nantes pourrait avoir un problème dans la gestion du tempo. Un joueur comme Masters a l’habitude de se précipiter sur certaines possessions.
- Déjà en souffrance l’an dernier au rebond, Nantes n’a pas du tout compensé cette faiblesse. Au contraire, les Nantais ont perdu Jean-Fabrice Dossou, 4e rebondeur de la division l’année passée.
Quels favoris pour le titre ?
Antibes :
Le joueur à suivre : Khalil Miller
Miller est le MVP en titre du championnat bulgare. Arme de destruction massive, ce pivot sera un prétendant très sérieux au titre de meilleur rebondeur d’Élite 2. Ses statistiques en Bulgarie ? 14,7 pts, 12,2 rebonds pour 24,7 d’évaluation en moyenne. Sa présence dans la raquette assurera aux Sharks une solidité défensive, une dissuasion et un apport important au rebond. Outre les rebonds, Miller est aussi un excellent contreur.
Les points forts :
- Les Sudistes disposeront d’une variété d’options offensives et de talents sur différents postes (Williams, Parmentelot, Tchouaffe, Castlin, Sakic).
- Antibes devrait dominer au rebond, grâce notamment au recrutement de Khalil Miller.
Les points faibles :
- Des arrières talentueux offensivement mais qui pourraient être moins performants défensivement.
- Léopold Ca va devoir retrouver le rythme après une grave blessure contractée lors de la saison dernière avec l’ASA.
Hyères-Toulon :
Le joueur à suivre : John Roberson
Assurément le plus beau CV d’Élite 2 ! Et peut-être bien le futur MVP… Champion de France 2017 avec Chalon et international bosnien notamment pour l’Euro 2026, voir John Roberson en Elite 2 est une anomalie. Son arrivée en cours de saison dernière a transfiguré l’équipe de Hyères-Toulon (17,7 pts, 5 passes décisives et 48,7 % à 3 pts). Serial shooteur, sa présence dans les rangs du HTV assure presque une place dans le Top 5 au club sudiste. Si l’on devait prédire qui sera le futur MVP, on partirait avec confiance sur John Roberson.
Les points forts :
- Le HTV disposera d’une qualité de création très élevée avec John Roberson et Axel Julien, qui arrive en provenance de Dijon (Betclic Elite).
- Les Sudistes ont corrigé leur faiblesse au rebond avec les recrutements de Frank Mitchell et Moustapha Haidara.
Le point faible :
- Le HTV a des arrières talentueux offensivement mais qui pourraient être moins performants défensivement (Roberson et Julien).
SCABB :
Le joueur à suivre : Robin Ducote
Arrivé en provenance de Dijon, son club formateur, Robin Ducote redescend d’un étage pour enfin montrer tout son potentiel. Performant mais frustré à l’étage supérieur, Ducote rejoint l’ambitieux projet du SCABB et apportera aux Stéphanois sa qualité de tir et ses qualités athlétiques. Attendu comme l’un des joueurs phares des Rouges et Noirs, Robin Ducote doit dorénavant prouver sa domination en Elite 2.
Les points forts :
- Une grosse qualité de tirs, avec plusieurs joueurs catalogués comme excellents shooteurs, dont Timothé Vergiat, spécialiste en la matière (vainqueur des JO 2024 en 3×3).
- Un coach qui connaît le chemin : Julien Cortey a connu la montée avec La Rochelle en 2024-2025, et a ramené Jubrile Belo dans ses bagages.
Les points faibles :
- Un coach qui prône une intensité défensive de tous les instants, mais des joueurs, et notamment des arrières qui ont des qualités défensives moyennes.
- Sébastien Cape, joueur important du collectif, sera absent à la reprise pour cause de blessure.
Orléans :
Le joueur à suivre : Arthur Bruyas
Au sortir de sa meilleure saison en carrière avec le SCABB, Arthur Bruyas arrive dans un effectif très profond, mais où il sera le seul ailier confirmé. L’intention est claire : Bruyas sera très responsabilisé et attendu comme un joueur majeur de l’effectif. La présaison confirme cette tendance, puisqu’il a été le joueur le plus utilisé. Ailier délié, bon attaquant et agressif vers le cercle, il arrive à maturité. La prochaine étape pour lui sera certainement la Betclic Elite. Reste à savoir si ce sera avec Orléans…
Les points forts :
- Si Orléans est favori du championnat, c’est en partie parce qu’il s’agit sûrement de la meilleure défense d’Élite 2. Sur tous les postes, des défenseurs d’élite sont présents. Contrairement aux autres prétendants au titre, Orléans est l’équipe qui possède des meneurs-arrières de haut niveau défensivement (Maille, Kanoute, Kouadio).
- Orléans possède une profondeur d’équipe impressionnante, avec un banc qui pourrait être un 5 majeur dans la majorité des autres équipes.
- Une raquette pour dominer, très polyvalente et complémentaire. Des qualités de shoot (Gabric), de la dissuasion, de la taille, du rebond (Jeanne et Negrobar), des qualités de scoreur (Moujib), de l’intensité (Negrobar). Le club du Loiret a tout pour faire peur !
Les points faibles :
- Comparativement à Hyères-Toulon et au SCABB, on peut s’interroger sur la capacité de création offensive peut-être légèrement moins élevée.
- Avec un tel roster, la montée n’est pas une option. C’est une condition pour Lamine Kebe et son staff. Le coach d’Orléans va avoir la pression.
- Si l’effectif est impressionnant, il reste tout de même un manque de polyvalence sur le poste 3, où Arthur Bruyas est secondé par le jeune Elouma, qui va débuter sa carrière.
Crédit photo : Cyril Douyère / STB Le Havre





